le gouvernement s'efforce de faire retomber la pression
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le gouvernement s'efforce de faire retomber la pression
France: le gouvernement s'efforce de faire retomber la pression sociale
PARIS (AFP), le 11-03-2005
Le gouvernement Raffarin a tenté par quelques signes d'ouverture de faire retomber la pression, après la forte mobilisation sociale de jeudi, mais son message reste flou et sa marge de manoeuvre limitée.
Au lendemain de la journée d'action sur les salaires et les 35 heures, qui a vu défiler de 600.000 à un million de manifestants selon les estimations, le Premier ministre n'est sorti que partiellement de son silence vendredi pour promettre un "équilibre" entre "écoute et détermination".
"Je montrerai dans les jours prochains, concrètement, que je sais mettre en pratique l'une et l'autre", a lancé Jean-Pierre Raffarin sans lever le voile sur la réponse qu'il entend apporter à la grogne sociale.
Selon son entourage, le Premier ministre, auquel les syndicats réclament l'ouverture de négociations salariales dans le public et le privé, ne devrait plus s'exprimer publiquement sur la situation sociale avant son intervention dimanche sur Radio J, à la veille d'un déplacement en Israël.
M. Raffarin doit aussi faire des annonces, d'ici la fin mars, sur la participation salariale, avec l'espoir de répondre ainsi aux revendications sur le pouvoir d'achat à un moment où les grands groupes affichent des bénéfices record.
Le ministre des PME Christian Jacob doit présenter "fin mars, début avril" un projet de loi qui doit renforcer la participation des salariés aux fruits de la croissance, dans la grande tradition du gaullisme social.
Après les déclarations ambiguës du porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, affirmant que "la porte du dialogue avait toujours été largement ouverte" avec les fonctionnaires tout en notant que les marges de manoeuvre budgétaires étaient "limitées", les projecteurs sont plus que jamais braqués sur le chef du gouvernement.
Le premier secrétaire du PS François Hollande l'a directement interpellé vendredi en lui demandant de "prendre une décision rapide et claire sur le thème central du pouvoir d'achat".
M. Hollande a réaffirmé, à l'unisson de la gauche et des syndicats, que le gouvernement devait "montrer l'exemple" en augmentant les salaires des fonctionnaires et "pousser le patronat" à faire de même dans le secteur privé.
M. Copé a fermé la porte dès jeudi à un "Grenelle" des salaires dans le privé. "Personne ne peut raisonnablement penser qu'en étant tous autour de la table pour parler d'une augmentation de salaires (..) on règlera les problèmes et qu'on lèvera les inquiétudes", a-t-il lancé en ironisant sur le fait qu'on n'est plus "en mai 68".
Même tonalité au Medef, dont l'un des membres du comité exécutif Yvon Jacob assure vendredi dans Libération qu'un "Grenelle des salaires n'aurait aucun sens" et qu'il "n'y a pas eu de recul du pouvoir d'achat en France".
La Confédération générale des PME (CGPME) a déjà jugé pour sa part qu'il n'y avait "quasiment pas de marge de manoeuvre pour augmenter les salaires" dans les PME.
Selon le quotidien La Tribune, Matignon serait prêt à lâcher du lest sur le traitement des fonctionnaires. "Le ministre de la Fonction publique Renaud Dutreil a programmé une réunion avec les syndicats d'ici la fin mars. On verra ce qu'il sortira de ces discussions", se contente-t-on de noter dans l'entourage de M. Raffarin.
Selon une méthode maintes fois éprouvée, le chef du gouvernement pourrait donner quelques gages aux revendications, tout en maintenant sa détermination à réformer, avec une priorité absolue : faire retomber au plus vite la grogne sociale afin qu'elle ne pollue pas durablement la campagne du référendum sur la Constitution européenne.
tous dans la rue
PARIS (AFP), le 11-03-2005
Le gouvernement Raffarin a tenté par quelques signes d'ouverture de faire retomber la pression, après la forte mobilisation sociale de jeudi, mais son message reste flou et sa marge de manoeuvre limitée.
Au lendemain de la journée d'action sur les salaires et les 35 heures, qui a vu défiler de 600.000 à un million de manifestants selon les estimations, le Premier ministre n'est sorti que partiellement de son silence vendredi pour promettre un "équilibre" entre "écoute et détermination".
"Je montrerai dans les jours prochains, concrètement, que je sais mettre en pratique l'une et l'autre", a lancé Jean-Pierre Raffarin sans lever le voile sur la réponse qu'il entend apporter à la grogne sociale.
Selon son entourage, le Premier ministre, auquel les syndicats réclament l'ouverture de négociations salariales dans le public et le privé, ne devrait plus s'exprimer publiquement sur la situation sociale avant son intervention dimanche sur Radio J, à la veille d'un déplacement en Israël.
M. Raffarin doit aussi faire des annonces, d'ici la fin mars, sur la participation salariale, avec l'espoir de répondre ainsi aux revendications sur le pouvoir d'achat à un moment où les grands groupes affichent des bénéfices record.
Le ministre des PME Christian Jacob doit présenter "fin mars, début avril" un projet de loi qui doit renforcer la participation des salariés aux fruits de la croissance, dans la grande tradition du gaullisme social.
Après les déclarations ambiguës du porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, affirmant que "la porte du dialogue avait toujours été largement ouverte" avec les fonctionnaires tout en notant que les marges de manoeuvre budgétaires étaient "limitées", les projecteurs sont plus que jamais braqués sur le chef du gouvernement.
Le premier secrétaire du PS François Hollande l'a directement interpellé vendredi en lui demandant de "prendre une décision rapide et claire sur le thème central du pouvoir d'achat".
M. Hollande a réaffirmé, à l'unisson de la gauche et des syndicats, que le gouvernement devait "montrer l'exemple" en augmentant les salaires des fonctionnaires et "pousser le patronat" à faire de même dans le secteur privé.
M. Copé a fermé la porte dès jeudi à un "Grenelle" des salaires dans le privé. "Personne ne peut raisonnablement penser qu'en étant tous autour de la table pour parler d'une augmentation de salaires (..) on règlera les problèmes et qu'on lèvera les inquiétudes", a-t-il lancé en ironisant sur le fait qu'on n'est plus "en mai 68".
Même tonalité au Medef, dont l'un des membres du comité exécutif Yvon Jacob assure vendredi dans Libération qu'un "Grenelle des salaires n'aurait aucun sens" et qu'il "n'y a pas eu de recul du pouvoir d'achat en France".
La Confédération générale des PME (CGPME) a déjà jugé pour sa part qu'il n'y avait "quasiment pas de marge de manoeuvre pour augmenter les salaires" dans les PME.
Selon le quotidien La Tribune, Matignon serait prêt à lâcher du lest sur le traitement des fonctionnaires. "Le ministre de la Fonction publique Renaud Dutreil a programmé une réunion avec les syndicats d'ici la fin mars. On verra ce qu'il sortira de ces discussions", se contente-t-on de noter dans l'entourage de M. Raffarin.
Selon une méthode maintes fois éprouvée, le chef du gouvernement pourrait donner quelques gages aux revendications, tout en maintenant sa détermination à réformer, avec une priorité absolue : faire retomber au plus vite la grogne sociale afin qu'elle ne pollue pas durablement la campagne du référendum sur la Constitution européenne.
tous dans la rue
mugsy- Invité
Re: le gouvernement s'efforce de faire retomber la pression
J'ai fait la manifestation à Marseille, près de 100 000 personnes sur la Canebière ouverte pour une fois aux piétons, c'était impressionnant
pitoyable d'entendre l' argumentation...
pas d'argent... amusant
ils savent faire des cadeaux aux entreprises (éxonérations de cotisations ) et ne comprennent pas qu'en donnant de l'argent aux employés, ils leur donnent le moyen de le dépenser donc de faire marcher l'économie
tout comme ils ne savent que privilégier les actionnaires aux dépends des employés, quand il n'y aura plus que des actionnaires, qui fera le boulot?
pitoyable d'entendre l' argumentation...
pas d'argent... amusant
ils savent faire des cadeaux aux entreprises (éxonérations de cotisations ) et ne comprennent pas qu'en donnant de l'argent aux employés, ils leur donnent le moyen de le dépenser donc de faire marcher l'économie
tout comme ils ne savent que privilégier les actionnaires aux dépends des employés, quand il n'y aura plus que des actionnaires, qui fera le boulot?
corail- Invité
Re: le gouvernement s'efforce de faire retomber la pression
Au hasard
M. Raffarin doit aussi faire des annonces, d'ici la fin mars, sur la participation salariale, avec l'espoir de répondre ainsi aux revendications sur le pouvoir d'achat à un moment où les grands groupes affichent des bénéfices record.
Il sait ce que c'est qu'une participation ?
la grande tradition du gaullisme social
Je trouve perso qu'il y a même des relents de pétinisme en ce moment.

Valériec- Invité
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