France: chômage en hausse, le gouvernement espère la décrue
Page 1 sur 1 • Partager •
France: chômage en hausse, le gouvernement espère la décrue
France: chômage en hausse, le gouvernement espère la décrue en fin d'année
PARIS (AFP),
le 31-03-2005
Le chômage s'est encore accru en février (+0,5%), conduisant Jean-Louis Borloo à reconnaître que le cap d'une baisse de 10% cette année ne sera "probablement pas tenu", même si avec Jean-Pierre Raffarin il table sur une "réduction significative" au second semestre.
Le chômage s'est accru de 0,5% en février, soit 12.800 demandeurs d'emploi supplémentaires, ce qui porte leur nombre à 2.481.100 personnes, avec un taux au sens du BIT inchangé à 10,1% de la population active, selon les statistiques du ministère du Travail publiées jeudi.
En février, toutes les catégories de chômeurs, sauf ceux de 50 ans ou plus (-0,2%) sont à la hausse: le chômage a augmenté de 0,8% pour les hommes et de 0,2% pour les femmes et le nombre de jeunes demandeurs d'emploi (moins de 25 ans) a grimpé de 0,9%.
Quant au nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1+6, qui prend en compte ceux ayant effectué un "petit boulot", il a augmenté de 0,1% par rapport à janvier.
Ces mauvais chiffres, après une forte progression en janvier (+0,7%), ont conduit jeudi le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, à reconnaître sur Europe 1 que l'engagement de Jean-Pierre Raffarin d'une baisse du chômage de 10% en 2005 ne serait "probablement pas tenu précisément sur les chiffres annoncés".
Il a toutefois estimé que "le deuxième semestre 2005 verra une amélioration très significative", avant que le Premier ministre en personne ne monte au créneau en assurant dans un communiqué que "le gouvernement confirme la perspective d'une réduction significative du chômage en 2005".
"Si les hausses récentes de l'euro et du pétrole pèsent actuellement sur la croissance européenne et les créations d'emploi, comme en témoignent les chiffres du chômage publiés jeudi, elles ne sont pas de nature à entraver durablement la croissance", affirme le communiqué du Premier ministre.
La mobilisation pour l'emploi fera l'objet d'un séminaire gouvernemental le 7 avril, a indiqué Matignon.
Pour Gérard Larcher, le ministre délégué aux Relations du travail, "le problème, c'est qu'on ne crée pas assez d'emplois pour absorber la croissance démographique jusqu'en 2006", et en particulier qu'il n'y a "pas de créations d'emplois dans le secteur marchand".
Par ailleurs, concernant le secteur non marchand, "on est dans une phase de transition entre l'ancien dispositif des contrats aidés et la nouvelle politique", a-t-il souligné au cours d'un entretien téléphonique avec l'AFP.
MM. Larcher et Borloo ont signé mercredi à Dijon les premiers contrats d'avenir pour les bénéficiaires de minima sociaux, dont ils espèrent voir le nombre atteindre ou dépasser les 185.000 prévus cette année.
Jean-Louis Borloo estime que, grâce à "l'impact du plan de cohésion sociale", "les tendances lourdes s'inverseront à partir du 30 juin, en tous les cas pour le deuxième semestre".
En cela, il rejoint les prévisions de l'Insee, qui, dans sa dernière note de conjoncture publiée le 24 mars, s'attend à une lente décrue du chômage, qui passerait à 9,9% de la population active fin juin, mais pourrait "baisser plus nettement" par la suite.
Selon l'Insee, cette décrue sera à mettre au crédit de "la politique de l'emploi, qui a des chances d'être plus active", mais en tout état de cause pas à l'emploi marchand, où aucune amélioration n'est en vue, même au 3e trimestre.
Social-chômage,2ELEAD
France: le chômage en hausse de 0,5% en février, taux inchangé à 10,1%
PARIS (AFP) - Le chômage s'est accru de 0,5% en février, soit 12.800 demandeurs d'emploi supplémentaires, ce qui porte leur nombre à 2.481.100, selon les statistiques du ministère du Travail publiées jeudi.
Le taux de chômage au sens du BIT, que l'Insee avait révisé à la hausse de O,1 point en janvier, est inchangé à 10,1% de la population active.
En février, le nombre de chômeurs de catégorie 1 (immédiatement disponibles à la recherche d'un emploi à durée indéterminée et à temps plein), qui sert de référence, a progressé de 0,5% par rapport à janvier, et de 2,1% par rapport à février 2004. La hausse de février fait suite à une progression encore plus marquée en janvier (+0,7%).
"On n'a pas de bons chiffres, comme on s'y attendait", a commenté le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher, dans un entretien avec l'AFP, regrettant que "dans une conjoncture du marché du travail toujours très hésitante" il n'y ait "pas de créations d'emplois dans le secteur marchand". "Le problème, c'est qu'on ne crée pas assez d'emplois pour absorber la croissance démographique jusqu'en 2006", a-t-il résumé.
Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a pour sa part déclaré jeudi matin sur Europe 1, que l'engagement de Jean-Pierre Raffarin d'une baisse du chômage de 10% en 2005 ne serait "probablement pas tenu précisément sur les chiffres annoncés". Il a toutefois estimé que "le deuxième semestre 2005 verra une amélioration très significative".
L'Insee s'attend à une lente décrue du chômage, qui passerait à 9,9% de la population active fin juin prochain.
Selon M. Larcher, l'"attentisme du secteur marchand" est dû à trois facteurs: "un euro à un niveau très élevés et des problèmes qui commencent à apparaître à l'export; l'Allemagne et l'Italie qui ne décollent pas, or ce sont nos deux principaux partenaires; enfin les cours du pétrole qui sont en train de poser des problèmes". Par ailleurs, a souligné M. Larcher, concernant le secteur non marchand, "on est dans une phase de transition entre l'ancien dispositif des contrats aidés et la nouvelle politique".
M. Larcher et le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, ont signé mercredi à Dijon les premiers contrats d'avenir pour les bénéficiaires de minima sociaux, dont ils espèrent que le nombre pourra atteindre voire dépasser les 185.000 prévus cette année.
Le ministre délégué a noté en revanche quelques indicateurs positifs en tendance : "une augmentation des sorties de l'ANPE, une diminution des entrées au chômage et moins de licenciements économiques". Il a aussi noté que pour l'intérim, "les quatre premières semaines de mars sont mieux orientées", ce qui est "bon signe".
En février, le chômage a augmenté de 0,8% pour les hommes et de 0,2% pour les femmes. Le nombre de jeunes demandeurs d'emploi (moins de 25 ans) est en hausse de 0,9%. Le taux de chômage de cette catégorie est très élevé : 22,9% pour ceux d'entre eux qui sont sur le marché du travail.
Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1+6, qui prend en compte ceux ayant effectué un "petit boulot" dans le mois, augmente de 0,1% par rapport à janvier.
Le nombre d'inscriptions à l'ANPE diminue de 0,2% en février par rapport à janvier. Les entrées faisant suite à un licenciement économique décroissent (-4,2%), comme celles consécutives à un autre licenciement (-10,3%). les premières entrées sont en baisse de 1,0%, mais les entrées liées à une fin de mission d'intérim augmentent de 5,4% et celles relatives à une fin de contrat à durée déterminée de 0,4%.
Les sorties de l'ANPE sont en hausse de 2,7%, mais celles pour reprise d'emploi déclaré sont en baisse de 3,1%, tout comme celles pour entrée en stage (-3,7%).
© AFP.
PARIS (AFP),
le 31-03-2005
Le chômage s'est encore accru en février (+0,5%), conduisant Jean-Louis Borloo à reconnaître que le cap d'une baisse de 10% cette année ne sera "probablement pas tenu", même si avec Jean-Pierre Raffarin il table sur une "réduction significative" au second semestre.
Le chômage s'est accru de 0,5% en février, soit 12.800 demandeurs d'emploi supplémentaires, ce qui porte leur nombre à 2.481.100 personnes, avec un taux au sens du BIT inchangé à 10,1% de la population active, selon les statistiques du ministère du Travail publiées jeudi.
En février, toutes les catégories de chômeurs, sauf ceux de 50 ans ou plus (-0,2%) sont à la hausse: le chômage a augmenté de 0,8% pour les hommes et de 0,2% pour les femmes et le nombre de jeunes demandeurs d'emploi (moins de 25 ans) a grimpé de 0,9%.
Quant au nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1+6, qui prend en compte ceux ayant effectué un "petit boulot", il a augmenté de 0,1% par rapport à janvier.
Ces mauvais chiffres, après une forte progression en janvier (+0,7%), ont conduit jeudi le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, à reconnaître sur Europe 1 que l'engagement de Jean-Pierre Raffarin d'une baisse du chômage de 10% en 2005 ne serait "probablement pas tenu précisément sur les chiffres annoncés".
Il a toutefois estimé que "le deuxième semestre 2005 verra une amélioration très significative", avant que le Premier ministre en personne ne monte au créneau en assurant dans un communiqué que "le gouvernement confirme la perspective d'une réduction significative du chômage en 2005".
"Si les hausses récentes de l'euro et du pétrole pèsent actuellement sur la croissance européenne et les créations d'emploi, comme en témoignent les chiffres du chômage publiés jeudi, elles ne sont pas de nature à entraver durablement la croissance", affirme le communiqué du Premier ministre.
La mobilisation pour l'emploi fera l'objet d'un séminaire gouvernemental le 7 avril, a indiqué Matignon.
Pour Gérard Larcher, le ministre délégué aux Relations du travail, "le problème, c'est qu'on ne crée pas assez d'emplois pour absorber la croissance démographique jusqu'en 2006", et en particulier qu'il n'y a "pas de créations d'emplois dans le secteur marchand".
Par ailleurs, concernant le secteur non marchand, "on est dans une phase de transition entre l'ancien dispositif des contrats aidés et la nouvelle politique", a-t-il souligné au cours d'un entretien téléphonique avec l'AFP.
MM. Larcher et Borloo ont signé mercredi à Dijon les premiers contrats d'avenir pour les bénéficiaires de minima sociaux, dont ils espèrent voir le nombre atteindre ou dépasser les 185.000 prévus cette année.
Jean-Louis Borloo estime que, grâce à "l'impact du plan de cohésion sociale", "les tendances lourdes s'inverseront à partir du 30 juin, en tous les cas pour le deuxième semestre".
En cela, il rejoint les prévisions de l'Insee, qui, dans sa dernière note de conjoncture publiée le 24 mars, s'attend à une lente décrue du chômage, qui passerait à 9,9% de la population active fin juin, mais pourrait "baisser plus nettement" par la suite.
Selon l'Insee, cette décrue sera à mettre au crédit de "la politique de l'emploi, qui a des chances d'être plus active", mais en tout état de cause pas à l'emploi marchand, où aucune amélioration n'est en vue, même au 3e trimestre.
Social-chômage,2ELEAD
France: le chômage en hausse de 0,5% en février, taux inchangé à 10,1%
PARIS (AFP) - Le chômage s'est accru de 0,5% en février, soit 12.800 demandeurs d'emploi supplémentaires, ce qui porte leur nombre à 2.481.100, selon les statistiques du ministère du Travail publiées jeudi.
Le taux de chômage au sens du BIT, que l'Insee avait révisé à la hausse de O,1 point en janvier, est inchangé à 10,1% de la population active.
En février, le nombre de chômeurs de catégorie 1 (immédiatement disponibles à la recherche d'un emploi à durée indéterminée et à temps plein), qui sert de référence, a progressé de 0,5% par rapport à janvier, et de 2,1% par rapport à février 2004. La hausse de février fait suite à une progression encore plus marquée en janvier (+0,7%).
"On n'a pas de bons chiffres, comme on s'y attendait", a commenté le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher, dans un entretien avec l'AFP, regrettant que "dans une conjoncture du marché du travail toujours très hésitante" il n'y ait "pas de créations d'emplois dans le secteur marchand". "Le problème, c'est qu'on ne crée pas assez d'emplois pour absorber la croissance démographique jusqu'en 2006", a-t-il résumé.
Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a pour sa part déclaré jeudi matin sur Europe 1, que l'engagement de Jean-Pierre Raffarin d'une baisse du chômage de 10% en 2005 ne serait "probablement pas tenu précisément sur les chiffres annoncés". Il a toutefois estimé que "le deuxième semestre 2005 verra une amélioration très significative".
L'Insee s'attend à une lente décrue du chômage, qui passerait à 9,9% de la population active fin juin prochain.
Selon M. Larcher, l'"attentisme du secteur marchand" est dû à trois facteurs: "un euro à un niveau très élevés et des problèmes qui commencent à apparaître à l'export; l'Allemagne et l'Italie qui ne décollent pas, or ce sont nos deux principaux partenaires; enfin les cours du pétrole qui sont en train de poser des problèmes". Par ailleurs, a souligné M. Larcher, concernant le secteur non marchand, "on est dans une phase de transition entre l'ancien dispositif des contrats aidés et la nouvelle politique".
M. Larcher et le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, ont signé mercredi à Dijon les premiers contrats d'avenir pour les bénéficiaires de minima sociaux, dont ils espèrent que le nombre pourra atteindre voire dépasser les 185.000 prévus cette année.
Le ministre délégué a noté en revanche quelques indicateurs positifs en tendance : "une augmentation des sorties de l'ANPE, une diminution des entrées au chômage et moins de licenciements économiques". Il a aussi noté que pour l'intérim, "les quatre premières semaines de mars sont mieux orientées", ce qui est "bon signe".
En février, le chômage a augmenté de 0,8% pour les hommes et de 0,2% pour les femmes. Le nombre de jeunes demandeurs d'emploi (moins de 25 ans) est en hausse de 0,9%. Le taux de chômage de cette catégorie est très élevé : 22,9% pour ceux d'entre eux qui sont sur le marché du travail.
Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1+6, qui prend en compte ceux ayant effectué un "petit boulot" dans le mois, augmente de 0,1% par rapport à janvier.
Le nombre d'inscriptions à l'ANPE diminue de 0,2% en février par rapport à janvier. Les entrées faisant suite à un licenciement économique décroissent (-4,2%), comme celles consécutives à un autre licenciement (-10,3%). les premières entrées sont en baisse de 1,0%, mais les entrées liées à une fin de mission d'intérim augmentent de 5,4% et celles relatives à une fin de contrat à durée déterminée de 0,4%.
Les sorties de l'ANPE sont en hausse de 2,7%, mais celles pour reprise d'emploi déclaré sont en baisse de 3,1%, tout comme celles pour entrée en stage (-3,7%).
© AFP.
mylene- Invité
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum





